Dimanche 5 juin 2005 7 05 /06 /Juin /2005 00:00

Liban,  cet ami fatidique….

 

 

J’ai envie de vous parler de lui, qui m’a accompagné près de trois ans.

Suite à une émission sur la trois, dont seul  les nuits savent nous faire cadeau, j’y ai retrouvé de nombreuses impressions de ce pays avec lequel j’entretiens un curieux rapport…

 

Quel est il, ce rapport ? C’est un peu proche que « je t’aime, moi non plus ». Je suis allée dans ce pays à reculons, mais il m’a marqué à jamais. Syndrome de Stockholm ?  Sans doute ; Reste, que depuis que je suis rentrée en France, ce dont longtemps j’ai espéré ce moment, mes pensées vont encore et toujours vers ce pays, où, finalement, j’ai peu vécu dans le temps, mais rien ne peut m’en laisser indifférente. Je crois que c’est le lot commun des gens qui ont vécu là bas. Beyrouth vous marque aux tripes. Vous ne pourrez jamais oublier Byblos (ou Jbeil dans la langue parlée), et ses ruines, le berceau de l’alphabet avec lequel nous formons maintenant nos mots, chacun dans notre langue. Le mot bibliothèque vient de là bas. Byblos est une oasis de paix (oui, je sais, le mot paix au Liban est anachronique), où tout le monde s’entend pour garder une sorte de « tête froide », loin de la grande sœur beyroutienne où les confessions se déchirent mutuellement, en ayant oublié même les raisons de ce pourquoi elles le font…

 

À Byblos, j’ai goûté, à la terrasse d’un restaurant, avec vue sur le port, des poissons grillés à la saveur inimitable, dans une ambiance hétéroclite, une sorte de paix que je n’ai trouvée nulle part ailleurs dans ce pays ravagé par 15 ans de guerre fratricide, j’y ai retrouvé les paysages méditerranéens  d’un sud de la France, ou de l’Italie, presque pareil sinon la langue… et encore… ça parle beaucoup plus français à Byblos qu’arabe !!!!

 

J’ai le souvenir que, lorsque je suis arrivée, bien perdue, au Liban, j’avais adhéré à une association de femmes françaises, histoire de se retrouver un peu entre nous, les pauvres paumées, et la présidente de cette association m’avait mis dans les mains un gros roman dont je me disais que je n’en viendrais jamais à bout, « le pavé », quoi… qui s’appelait « la mémoire des cèdres »… elle m’avait dit : tu verras, quand tu auras passé la dixième page, tu pourras plus en décoller… comme elle avait raison ! non seulement ce roman, relatant cette terrible guerre qui a hanté mon adolescence (j’avais 16 ans lorsqu’elle a été déclarée et, dans l’école où j’étais, on accueillait des réfugiés libanais) dont on parlait tous les jours à la radio et à la télé, ce roman a éclairé comme une lampe en plein milieu de la jungle, du fouillis de ce pays où jamais je n’aurais imaginé atterrir un jour.

 

Il m’a permis de comprendre ce système confessionnel qui leur sert de constitution, de prendre la mesure de ce qui les a amené à se trucider entre eux, êtres humains nés dans les mêmes villages ou villes, ayant usé leurs fonds de culotte sur les mêmes bancs d’école, ayant dragué les mêmes jolies filles, et ayant fait les mêmes 400 coups ensemble, lors de leurs adolescences. Et aussi à mettre un « visage » sur les massacres de Sabrah et Chatillah, ces horreurs commises par des gens qui se disent chrétiens… je sais, cette période noire du Liban, chacun d’entre eux cherchent à l’oublier, mais il reste trop d’images, trop de souffrance(s), trop de rancune(s) pour que un jour ces atrocités fassent partie du passé.

 

 

Quoiqu’il en soit, les Libanais sont des grands enfants, qui font d’autres enfants, et qui ne vivent que pour leurs enfants. Ils sont à la fois parents et gamins. Ils ont cette énergie du désespoir qui leur dit que si eux n’ont pas réussi à garantir la paix, ce seront leurs enfants qui la feront. Ils vivent comme si ils devaient mourir demain. Les murs de Beyrouth sont encore marqué des tirs de mortier comme si ça avait été fait la veille. Les routes de ce pays sont encore marqués de trouées d’obus qui rappelleraient à nos vétérans de la première guerre mondiale les pires souvenirs…

 

Le Liban a vécu une bonne quinzaine de tremblements de terre depuis l’antiquité. C’est un pays fragile, et solide à la fois. Beaucoup de sites sont millénaires.

Je parlais de Byblos, au début de ce récit… il y a aussi Baalbek, et ses colonnes impressionnantes. Il y a aussi Anjaar, à l’est de ce pays, et sa nécropole, puis les trois villes les plus importantes : Saida ou Sidon, Tyr, au sud, et Tripoli, au nord. Puis au centre, dans la plaine de la Bekaa, Zarhlé, ville atypique, sans réelle beauté, mais avec des oasis de plantes dignes des 1001 nuits !  

 

Reste que je ne pouvais vous parler de ce pays sans y planter un décor. Certes, subjectif, mais il m’est difficile de me détacher de ce que j’y ai vécu !

 

À la fin de ce mois ci, cela fera trois ans que j’en suis revenue. J’avais dit en partant que je n’y remettrai jamais les pieds. Et comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et qu’à aucun prix je ne veux passer pour une imbécile, je suis en train de me dire que, vu sous un autre angle, le pays vaudrait peut-être bien à être revu. Avec mes yeux de maintenant. J’y suis allée forcée, sans le vouloir, avec beaucoup d’appréhension, parce que je n’y partais pas « en vacances », puis maintenant, j’irais bien refaire un tour « du côté de Beyrouth », voir ce qui a changé, ce qui est resté, ce qui a évolué, et ce qui ne l’a pas.

 

Revoir la corniche (un peu la même que le bord de mer à Nice, en plus coloré) revoir la Grotte aux Pigeons (un des lieux touristiques de cette même corniche), puis le port de Jbeil, puis le palais de Bettedine, sur les hauteurs du pays,  cet endroit où est né Whalid Jumblatt, et qui y vit toujours, (enfin, à quelques encâblures…) revoir les endroits où Gibran Khalil Gibran, ce grand poète s’est inspiré de l’air ambiant pour écrire son œuvre, et revoir quelques endroits du cœur de Beyrouth, préservé mystérieusement des tirs d’obus, de mortiers, de grenades et de Kalachnikovs qui gardent ce charme de ce qu’on appelait jadis la « Suisse du Moyen-Orient ».

 

C’est ça aussi, le Liban ! un pays atypique, dans ce coin d’Orient où règnent les Mollahs et autres gourous de l’Islam radical, un pays où on peut aussi bien se balader en mini jupe, montrer son nombril sous un t-shirt court et la couleur de ses cheveux qu’en djellaba, voilée et ne montrer (et encore !) que la couleur de ses yeux.  Où les églises jouxtent presque les mosquées. Où on peut entendre les cloches maronites en même temps que l’appel du Muezzin dans le minaret ! Ce pays qui a réussi l’intégration de pas moins de 17 communautés différentes !

 

Qu’en dire de plus ! que l’actualité nous rappelle en ce moment que nous, français sommes très attachés à ce pays, et que eux, aussi, sont très attachés au nôtre.

Que nos politiques, qui ont « géré » ce pays pendant une bonne trentaine d’années ont la mémoire courte (je rappelle que la constitution de ce pays est l’œuvre d’un français… ) et qu’à l’heure où encore un ex premier ministre et un journaliste de renom viennent de se faire assassiner, je n’ai pas encore entendu le locataire du quai d’Orsay se manifester pour condamner ces  crimes abjects. Aucune vie ne mérite ce sort là, surtout pour un « délit » d’opinion.

 

Restons pour le moment dans ce pays atypique. Ce petit récit aura une suite, probablement avec quelques photos… ce que j’ai vu, reçu, et perçu !

 

 

 

Par papagena - Publié dans : impressions
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Samedi 28 mai 2005 6 28 /05 /Mai /2005 00:00

 

j'aime bien les ciels. j'aime bien les prendre en photo, quand ils ne ressemblent à aucun autre. le ciel, c'est l'azur, les nuages, c'est le dessin qui vient sur la toile bleue. on peut y voir tout ce qu'on veut... celui que vous voyez n'a pas été pris des îles paradisiaques, mais de la fenêtre de chez moi.En Provence. Ici, en France, france métropolitaine. Comme quoi, il peut y avoir de très belles choses, qu'on a pas besoin de chercher à des milliers de kilomètres ! Chaque fois que je fais une pellicule, je prends des ciels. C'est pas toujours facile, y a toujours une antenne qui traîne, un parasite visuel qui gâche la photo. mais bon. la photo que vous voyez n'est pas retouchée.... à tel point que mon photographe chez qui je fais développer s'en est fait une copie pour lui... avec promesse de ne pas l'utiliser à des fins commerciales !

en fait, si je diffuse cette photo, c'est aussi pour me prévenir de certaines dérives de propriété... je suis la seule et l'unique auteur de cette photo, et ceci le prouve, puisque je la diffuse de mon plein gré, sur le net, encore seul espace de liberté.

si je dis ça, c'est parce que, dans un prochain texte, je reviendrai sur la propriété intellectuelle de certaines choses. il est si facile de se faire voler des choses qui, à priori n'ont pas tellement d'importance sur le coup, mais qui, après, profitent à d'autres, en espèces sonnantes et trébuchantes, alors que vous, le véritable auteur, vous manquez d'aisance....

alors, je me protège ....

profitez de ce beau ciel, quand même, vous avez le droit d'admirer !

puis au fait, c'est pas moi, l'auteur de cette photo ! c'est l'objectif de mon appareil !

Par papagena - Publié dans : impressions
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Samedi 21 mai 2005 6 21 /05 /Mai /2005 00:00

Contre courant, diffusé vendredi soir, sur la 2

La mort de Jean

 

 

 

 

10 minutes que le docu a commencé.

C’est surréaliste. Cet homme me fascine, et me consterne à la fois. Une espèce de paix s’empare de lui. Il sait, il sait qu’il peut contrôler sa mort. Ça le rend paisible, presque serein. Sa compagne ne laisse rien paraître, c’est comme si on lui parlait d’une maladie bénigne.

Le copain qu’il vient de croiser dans les couloirs de l’hôpital, sous morphine, il le quitte comme si il venait juste de prendre un verre avec lui. Incroyable. Jean n’a pas de regrets, ou du moins il ne le montre pas, de la tendresse, même, avec les toubibs, sa toubib, aussi, qui sait les tenants et les aboutissants de cet homme. Son attitude est telle qu’on pourrait presque croire que rien allait se passer.

J’hallucine. Et je comprends. Je voudrais bien diriger ma mort comme Jean !

Scène du studio. Il trouve encore le moyen de s’énerver contre un câble de karaoké qui ne fonctionne pas comme il le veut. Ça a beau être ultime, ça manque de zen, ça !

 

Jean donne des priorités. Oui, celle de vivre intensément ses derniers moments, parce qu’il sait. Qu’il maîtrise sa mort. Qu’il a le choix, et qu’il décide de son moment. Faut avoir la tête bien solide pour décider ça, pour le vivre, et bien, et pour choisir quel moment arrêter tout. Pas de croyances religieuses dans ses propos. La vie, rien qu’elle, et ne pas vivre la déchéance.

 

Par contre, l’inquiétude réelle que Dan, sa compagne tente de limiter, par son sourire, et sa grande force, par son acceptation du fait que Jean va choisir, lorsqu’il saura « combien » il lui reste à vivre, décemment. Et l’inquiétude de Jean. C’est un peu trop mode, mais je parlerais du « côté obscur » de la mort.

 

Allons loin. Très loin. Si l’homme est mortel, ne l’est-il pas parce que la mort l’attire ?

 

Puisqu’on sait que c’est notre lot, et que nous sommes curieux par nature !

 

Jean est avec Dan, et son toubib. Il apprend, après examens que les lésions au cerveau progressent. Il est calme et Dan est touchée. Au cœur. Mais elle est là. Gros amour, ces deux là !

Dur d’avoir cette décision à prendre. Il demande si il peut tenir jusqu’à la fin de l’année. Toubib lui dit oui. Dan respire ! l’homme qui le reçoit maintenant dit une phrase terrible : il n’utilise jamais le mot de mort, mais il parle de « sortie ». il lui explique aussi qu’il ne pourra pas agir sur sa propre mort si il devenait inconscient, vu que Jean est atteint d’une tumeur au cerveau qui métastase de partout, ce qui a son importance.

 

Puis l’homme, responsable de l’association qui « organise » le suicide de Jean lui explique comment ça va se passer, niveau administratif… les deux hommes fixent une date, en présence de Dan…. Presque incroyable !  Dan commence à avoir les larmes.

 

Ce passage est terrible. Jean demande même à cet homme qui va organiser son suicide comment il vit ça… celui qui va mourir te salue et te remercie….

 

Puis Jean prend sa voiture… comme vous et moi. Jean vit une vie normale, sachant qu’il s’est fixé une date.

 

Dernière fête, dernier verre. Celui du condamné ? (j’exècre ce mot…)les amis sont là, mais on sent que derrière les sourires, la joie n’y est pas. Le cœur dit oui, le champagne aussi. On est près de Noël. Et Dan est là, courageuse, Dan….

 

Jean respecte son « délai ». il s’est fixé une date, il est au rendez-vous. Dan aussi ! Avec lui ! le souci de Jean ? au cours de la procédure où il devra prendre un « coktail létal », ne pas faire sous lui. Rester propre. Et beau. Il l’est, beau. Et il veut le rester jusqu’au bout !

 

Dan sera là jusqu’au bout . elle l’assiste, il a avalé la première potion, qui doit le rendre inconscient dans Œ d’heure, et il avalera le cocktail létal juste avant de s’endormir, pour la dernière fois. Son frère est là, lui aussi. Gêné, mal à l’aise, mais n’assistera pas à la phase ultime. Dan, elle, le serrera dans se bras jusqu’à cette fin, voulue par Jean.

 

Rarement un film m’aura autant remuée que ce documentaire, sobre, constructif, malgré son contenu.

 

Si je veux mourir tranquille, je sais maintenant où aller, si on m’en donne le droit.

 

Message à Dan : bon courage, et ne regrettes pas le combat que tu as mené avec Jean !

Message à Jean : bonne éternité, tu l’as méritée !

 

Ce docu, est rediffusé jeudi 26 mai vers 2 heures du mat ou vendredi matin, sur France 2. si vous pouvez pas regarder, enregistrez…

 

c'est une leçon de vie. 

Par papagena - Publié dans : ça m'a beaucoup touchée
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Samedi 14 mai 2005 6 14 /05 /Mai /2005 00:00

bonjour, vous qui me lisez !

sujet du jour : comment devenir parano :

d'abord, avoir des problèmes. c'est relativement simple, d'avoir des problèmes, tout le monde en a. alors, pourquoi pas vous !

ensuite, s'inventer son problème. le mien est un problème de voisinage. je m'adresse à ceux et celles qui n'en n'ont jamais eu. c'était mon cas jusqu'à présent. ça fait trois ans que j'ai emménagé ici, et depuis, tout a changé. Avant, je disais bonjour à mes voisins, petit mot gentil, il fait beau aujourd'hui, allez-vous bien ( qu'est-ce que ça me regarde, d'abord...) si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez surtout pas !!!! . puis voilà. après lui avoir rendu un service dont mon (ma) voisin(e) ne voulait probablement pas, puisque ça n'allait pas dans son sens, je suis devenue la paria.

ceux qui me connaissent, ne manqueront pas de reconnaître ce problème, ils et elles savent de quoi je parle. mais dans ce cas, la paranoïa guettante  m'empêche d'en dire plus sur la nature du problème. Reste que ce que je peux en dire, est qu'il va me coûter 15 000 €, et qu'il s'agit de travaux de copropriété.

1°) pour devenir parano, s'imaginer que votre voisin(e) vous en veut à MORT de ce que vous avez voulu le protéger. ex  : l'empêcher de faire la connerie qui aurait pu lui coûter la vie si vous l'aviez laissé faire.

2°) que votre fils (ado) égare ses clefs qui contiennent : la clé de la boîte aux lettres (on peut vous piquer votre courrier), la clé de votre appartement (si vous vous absentez, le voisin peut pénétrer dans votre appartement et tout saccager.... sans effraction.... ) ce qui peut vous coûter le barillet de remplacement et le changement de boîte aux lettres, parce que vous avez pensé qu'il (le fils) avait pu les laisser traîner sur la porte d'entrée de l'immeuble.

3°) lorsque vous sortez vos poubelles, le matin, ne pas oublier les clés de la porte d'en bas, qu'il (ou elle) ne manquera pas de refermer sous votre nez, vous laissant en pantoufles devant le container à ordure, situé en bas de la rue. et sans possiblilté de rentrer chez vous....

4°) ne pas oublier de refermer vos fenêtres lorsque vous recevez un coup de fil, de manière à ce qu'on n'écoute pas ce que vous dites à votre insu, bref, qu'on ne vous espionne pas....

5°) et même si vos fenêtres sont fermées, vérifier que votre porte n'est pas trop "perméable" à vos conversations privées.

6°) se faire le plus discret possible dans les escaliers, afin qu'on ne piste pas vos entrées et vos sorties.

7°) OU LE CONTRAIRE ! se faire le plus bruyant possible pour faire croire qu'on sort, alors que c'est pas vrai !!!!

8°) ne pas laisser sortir son chat, (le(la) voisin(e) a horreur des chats, et rien que pour ça, c'est pas un(e)bon(ne) voisin(e)) de peur qu'il (elle) l'empoisonne avec de la mort au rats... ou autre chose, de toute façon,  c'est un(e) sorcier(e)...

9°) pister d'éventuels micros cachés à l'entrée de l'appartement (si, si, je l'ai fait.... j'ai quelques connaissances en ingienerie du son....mais j'ai rien trouvé...)

10°) aller jusqu'à ne pas pouvoir raconter mes problèmes de voisinage sur ce blog, pour éviter des ennuis éventuels, vu que c'est accessible à tout le monde, il ou elle pourrait me reconnaître, et me rendre la vie encore plus .....

 

voilà, je crois qu'au bout de ces 10 leçons, j'ai le bon mode d'emploi du paranoïaque averti, mais je ne suis pas guérie.

une seule certitude : c'est moi qui ait raison, ce (tte) voisin (e) est un(e) chieuse.

bisous, et bon lundi de pentecôte !!!!

 

Par papagena - Publié dans : moi ? non je suis pas parano !
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Vendredi 13 mai 2005 5 13 /05 /Mai /2005 00:00

pourquoi je vais voter non au réferendum !

D'abord, comme je suis polie, je vous dis bonjour !

je viens de m'inscrire à ce blog, parce que moi aussi, j'en ai assez de passer pour une majorité silencieuse, d'autant plus que depuis que je vote, je sais toujours à l'avance et avec certitude pourquoi, mais cette fois ci, le doute m'assaille.

Lorsqu'on a parlé de constitution, il y a quoi... un an, un an et de mi ? je n'avais aucun doute, j'aurais voté oui sans sourciller... sauf que maintenant, par rapport à tout ce que j'entends, je vois, je lis, et par rapport à ma situation personnelle, je doute !

j'ai bien essayé de lire cette constitution qu'on veut maintenant, et au vu du "non montant" nous faire passer pour un projet de constitution... il y a déjà une ambiguité, là dessous. Maintenant, on nous parle de "plan B"... et pas un des moindres, il s'agit quand même de Mr Jacques Delors, un des pères de l'Europe ! Lorsque j'ai atteint la page 11 ou 12 de ce qu'on m'envoie, moi, simple citoyenne de la France d'En Bas, je découvre un charabia incompréhensible de salmigondis d'articles obscurs renvoyant à d'autres articles obscurs...

Exemple : page 11 : article 1-14 : l'union dispose d'une compétence partagée avec les Etats membres lorsque la constitution lui attrivue une compétence qui ne relève pas des domaines visés ux articles 1-13 et 1-17.

premier renvoi... je ne prends même pas la peine de recopier le 1-13, ce serait trop long, même si je tape très vite (c'est mon métier...), mais au 1-17, on trouve ceci :

l'union dispose d'une compétence pour mener des actions d'appui, de coordination ou de complément. Les domaines de ces actions sont, dans leur finalité européenne :

a) la protection et l'amélioration de la santé humaine, [...]g) la coopération administrative.

Je sais pas vous, mais moi, j'ai déjà perdu pied....

on nous noie le poisson en envoyant à chacun de nous, pôvres électeurs un texte incompréhensible à la plupart d'entre nous, mêmes éduqués, et on nous demande de dire oui, ou non !

Quand je dis on nous demande, je pose la question : tout n'est il pas joué d'avance ? ou alors le croyaient-ils, nos chers politiques que nous passons notre temps à croire, et eux, leur temps à nous convaincre de leur donner toujours plus de pouvoirs ? les moutons de Panurge n'allaient tout de même pas regimber, non ????

ben si. moi, je regimbe ! je suis pourtant une européenne convaincue, mon premier bulletin mis dans une urne de vote, à quelques jours de mon 18 ème anniversaire m'a fait voter pour la première élection européenne !

je dois dire que j'ai déjà eu du mal à mettre mon bulletin dans l'urne lors de la dernière présidentielle, et je l'ai fait un baillon sur la bouche,  (façon de parler). je n'avais pourtant pas hésité, parce que le pire pouvait nous arriver ! mais je me refuse à donner un deuxième chèque en blanc à certaines crapules qui squattent notre patrimoine historique immobilier sous formes de "logements de fonction", alors que pas mal de gens, eux, n'ont même pas quatre murs pour les séparer du froid, et de la nuit, et que eux, sortis de la réalité, se refusent même à voir ce qu'il en est dans les rues de leur pays, dont ils sont les représentants ELUS.

je voterai donc non à ce "projet de constitution", car je crois que dans une constitution, il doit être intégré certaines notions. Celle du service public, par exemple n'apparait pas. Je ne suis pas juriste, mais aucune constitution au monde n'intègre le fait qu'il faut l'unanimité des membres pour décider quelque chose !!!! (peut être à part les dictatures encore existantes, où les membres "élus" ne demandent rien à personne ! )

je voterai non aussi parce que j'en ai assez qu'on décide à ma place de l'Europe dont je rêve ! un espace de véritable démocratie, où chacun a sa place, dans la compréhension d'autrui.

Et, dernière chose, mais non la moindre. je ne joins mon NON ni à "De villiers", qui dit non pour d'autres raisons que moi, mais qui ne refusent pas les subventions de Bruxelles pour son espace de jeu, le puy du fou, ni à Le pen, parce qu'on sait ce qu'il est, et le danger qu'il représente, ni à Fabius, que je croyais plus intelligent que ça, et ni à Mélanchon, qui profite bien pour des raisons personnelles de la tribune qui lui est offerte.

Mon Non n'est pas politiquement orienté, j'ai décidé toute seule, et en toute indépendance.

 

Mais je doute encore. je dois me battre contre toutes les manipulations extérieures, et à l'insu de mon plein gré !

 

recevez mes salutations weekendales de ce petit espace de Pentecôte !

 

Par papagena - Publié dans : l'europe ? oui, mais non, pas comme ça !
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